Hommage à Pierre Henry

Département de composition du Conservatoire


Trois questions à Bertrand Dubebout, professeur au Conservatoire


Comment mesure-t-on l’importance de Pierre Henry dans la musique contemporaine ?
C’est d’abord une période de créativité d’une longévité exceptionnelle puisqu’elle s’étale sur 68 ans. Ce sont aussi ses prises de sons d’une grande qualité qu’il a gardées tout au long de sa carrière et qui constituent une des ses grandes marques. Outre les classes d’olivier Messiaen et de Nadia Boulanger, il a été l’élève du percussionniste Félix Passerone et cela se sent dans les sons percussifs qui donnent à son oeuvre une grande présence physiologique.

Comment peut-on interpréter ses oeuvres aujourd’hui ?
Cela suppose d’abord de les connaître par coeur. Elles sont généralement organisées en séquences de diffusion très distinctes. Il faut les remettre en espace avec des systèmes de diffusion et ce, afin que les auditeurs puissent en apprécier le relief sonore. C’est à ce moment qu’elles peuvent acquérir de nouveaux contrastes.

Quelles sont les oeuvres que vous avez choisies de faire interpréter par vos élèves ?
Le voile d’Orphée, une oeuvre du début issue d’une collaboration avec Pierre Schaeffer et des extraits de Mouvement - Rythme Étude qui a été créé dans sa version concert à Toulouse en 1970 dans ce qui ne s’appelait pas encore la Halle aux Grains.

Également au programme des oeuvres d’Anne Castex, Romain Serres, Céclia Cano, Louis Armaillacq, Anaïs-Nour Benlachhab, Stéphane Bonneel, Vincent Portes, Jonas Régnier.

Composition électroacoustique, professeur : Bertrand Dubedout
Composition instrumentale et vocale, professeur : Guy-Olivier Ferla
Atelier XXI du CRR de Toulouse
Acousmonium éole / CRR de Toulouse.

Avec le soutien d'éole

  • Entrée libre (dans la limite des places disponibles)

  • Renseignements : 05 61 22 39 36